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 "Pourquoi ne suis-je pas mort à leurs cotés?"

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Thoron Ereb

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Date d'inscription : 08/05/2012

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MessageSujet: "Pourquoi ne suis-je pas mort à leurs cotés?"   Mar 10 Juil - 20:10

"Mon existence n'a rien d'extraordinaire, et ma mort, ne changera pas la face du monde" Ezio Auditore Da Firenze

Une belle journée d’été avait commencée. Le soleil scintillant éblouissait le ciel de l’est à l’ouest. Les oiseaux battaient des ailes avec plus de grâce que les dieux eux même! Plus bas, en Medë’lia, bien loin des forêts se tenait une grande pleine. Celle-ci resplendissait par sa beauté. Elle était dominée par trois collines qui s’élevaient tels des géants. Quelques animaux courraient, s’amusaient. L’herbe était omniprésente, cependant elle restait courte ce qui facilité la traversée. Un magnifique lieu. Pourtant, à l’horizon se dressaient de larges nuages obscurs s’approchant que trop rapidement. Le mal arrivait, ils arrivaient.

Debout devant ce paysage verdoyant, Nari attendait. Cet elfe était brun, c’était assez rare. Equipé comme tout bon capitaine devait l’être, le jeune soldat scrutait les sombres présages. Ils approchaient, et rapidement. Il fallait se préparer. Nari se tourna alors vers son armée. Un vent glacial traversa la pleine laissant des doutes dans l’esprit de chaque soldat.

-Soldats de Medë‘lia! Aujourd’hui je ne vous demanderez pas de vous battre! Aujourd’hui, mes frères, je ne donnerais pas d’ordres. Nous sommes ici, loin de nos familles pour espérer un futur meilleur, pour voir notre descendance porter nos noms avec fierté et honneur! Oui, le monde est en grand danger, notre peuple est sur le point de tomber. Je ne vous demanderais qu’une chose, qui voudra combattre à mes cotés? Ceux qui refuseront ne seront pas déshonorés, ceux qui préféreront rester aux cotés de leur famille, je comprendrais votre choix, il est tout aussi noble.

Aussitôt, la première ligne d’armures dorées avança d’un pas, une réponse claire. La deuxième ligne suivit, puis la troisième, l’une après l’autre. Tous voulaient combattre. Nari en avait les larmes aux yeux. S’il le fallait, il serait resté seul. Maintenant plus que jamais, il était fier d’appartenir à ce peuple. C’est ainsi qu’il reprit.


-Certes, nous ne sommes pas un peuple de combattants. Pourtant nous pouvons envoyer un message fort! Nous pouvons montrer aux humains et aux autres races que même le peuple des forêts à sût se révolté! Dès l’aube, nous pourrons entendre des contes et des chansons narrant vos exploits et votre courage inébranlable! Envoyons ce message à nos ennemis. Plus jamais ils ne traverseront nos terres, plus jamais ils ne tueront d’innocents! Ici, nous vaincront! Pour Medë’lia!

Nari dégaina alors son épée et se tourna vers l’horizon, les nuages étaient déjà au dessus d‘eux, il était temps. A sa grande surprise, tous répétèrent férocement «Pour Merë’lia! », ils étaient enfin prêts.

Une foule sombre déferla sur eux. Empli d’ardeurs, ils repoussèrent les premiers assauts, mais ils n’étaient pas assez, Nari le savait pertinemment. Le jeune capitaine espérait seulement que des renforts arriveront, ce qu’il doutait. La plus grande armée disponible, hormis celle-ci était sous les ordres de son ami, Thoron Ereb, à l’autre bout du pays. Ils allaient tous mourir.



Le capitaine de cavalerie Thoron Ereb se déplaçait rapidement. Lui et ces cavaliers avaient chevauchés depuis l’antépénultième jour précédent la grande bataille. Le capitaine savait que Nari ne reculerait pas et qu’il mobiliserait une grande armée. Tout comme lui, Thoron savait parler aux soldats, il avait l’art du discourt, une rhétorique exemplaire. Ce don, il l’avait hérité de feu sa mère. Le soldat ne se souvenait d’elle que de par son regard. Le jeune elfe ne s’était jamais pardonné d’être venu au monde.

Donnant de l’eau à sa monture épuisée, Thoron pensait. Il réfléchissait souvent, à tout, à rien, un philosophe. Se rapprochant du feu de camps où Vrael était assis, un sous officier très compétant se nommant Vrael vint lui parlé.

-Mon capitaine, les hommes sont inquiets.


-Nous le sommes tous.


Ce Vrael avait eu une vie difficile. Son épouse était décédée, par un vampire dit-on. Il aurait échappé à ce massacre. Bien sur Thoron était très intelligent. Vrael bernait tout le monde, mais pas lui. Il savait qu’il ne s’en était jamais échappé, il aimait beaucoup trop son unique pour fuir. Vrael avait combattu comme un vrai guerrier et c’était fait transformer. Pourtant, il restait un agréable compagnon, il voulait simplement être comme les autres. Thoron respectait cela, il ne dévoilerait pas son secret.

-Nous avons abandonné nos postes pour voyager en direction du parc aux illusions, nous ne savons pas ce qui nous attend là haut.

-Nous sommes à une journée de cheval, pourtant tu peux les sentir n’est-ce pas?


-Je ne vois pas…. Commença Vrael.

-Tu sais très bien de quoi je parle, ne t’inquiètes pas, pour moi tu es l’un des nôtres.


Une larme coula sur la joue du sous officier.

-Un jour, tu pourras te venger, ne l’oubli jamais, dit Thoron en posant une main sur son épaulière.

-Vous êtes sans doute le seul qui accepterait un vampire.


-Je n’accepte pas un vampire, j’accepte un ami elfe, un frère d’arme, répliqua Thoron.

Vrael sourit alors, une chose surprenante et des plus rares.

-Merci, merci pour tout.


-Tu n’as pas à me remercier. Il marqua une pause. Dis aux hommes que nous partons secourir le capitaine Nari et nos frères.

-Est-il en danger?


-Une intuition. C’était un très grand ami, je le sens. Maintenant vas te reposer, la journée sera longue demain.


-Bien, mon capitaine.

Thoron le regardait partir, il deviendrait un grand homme, un héro, peut être même le plus grand sauveur que le monde ait jamais connut. Continuant à regarder les flammes rougissantes, Thoron ne dormit pas de la nuit, un malheur arrivait à grand pas. Il le ressentait de tout son être.

Dès l’aube, les cavaliers partirent en direction du fameux parc aux illusions. Ils ne firent que peu de pauses. Chevauchant tout le jour, ils se reposèrent une dernière fois avant la chevauchée ultime. Ils arrivèrent quelques heures après leur réveil à leur destination. Ils était au sommet d’un colline, sur le flanc droit des vampires., un emplacement parfait pour une charge. Thoron pouvait voir une vaste terre aussi fertile que stérile. Tout n’était que bien et mal. Paradoxalement, le seul vampire du groupe voyait un magnifique champ de blé. Cependant, tous voyaient les elfes au loin. Thoron prit alors la parole.

-Mes amis! Mes frères! Aujourd’hui je ne ferais pas de grand discourt car le temps nous manque! Je vous laisse simplement décider du destin de nos compagnons qui périssent vaillamment à nos pieds!


Sur ces paroles, il prit son épée en main et chargea ses ennemis. Un cheval le suivit, Vrael fonçant contre sa race, il avait choisi son camp. Enfin suivirent tous les cavaliers. Ceux là créèrent une véritable hécatombe chez l’adversaire. Les vampires tombaient un par un sous leur coups. Rapidement, le capitaine fut mit à terre. Récupérant son épée il trancha la tête d’un vampire, se retourna avant d’en étriper un autre. Mais il n’avait pas vu celui qui était à quelques centimètres de son cou. Vrael intervint alors en l’achevant. En un signe de tête, Thoron le remercia. Les vampires étaient surpris et effrayés. Ils allaient gagner.

Au loin, le capitaine vit son ami Nari. Il se pressa de le rejoindre. Cependant, au moment ou leurs regards se rencontrèrent, le jeune elfe tomba, une flèche logée dans sa poitrine.




Tout se stoppa. Thoron regardait cette vaste étendue si tranquille, il la voyait maintenant si belle, il était en paix. Cependant, à l’horizon, des volcans d’une puissance sans nom. La colère était toujours présente dans son esprit même après des centaines d’années. Sur cette pleine avait périt son meilleur ami ainsi que des centaines de ses frères. Sur cette pleine ils avaient résisté aux vampires. Sur cette pleine il était devenu immortel.

-Pourquoi ne suis-je pas mort à leurs cotés? Pleura Thoron, à genoux, devant ce paysage.
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